Convention phonétique Lilmod Aleph Beth

Transcription de l'hébreu en phonétique

en tableau


Dans ce tableau, nous avons inscrit les conventions d’écriture phonétique que vous rencontrerez au fil de la formation.


Convention phonétique Lilmod Aleph Beth
Sous-titre
transcriptions précisions
א אַלֶף alèph « a » « é » « è » « i » « o » « ou » * parfois silencieux
בּ/ב בֵּית/בֵית beith/veith « b » ou « v »
ג גִמֶל guimèl « g » ou « gu » ga, gue, gui, go
ד דַלֶת dalèt « d »
ה הֵא « h »
ו וָו vav « v », « o » ou « ou » se prononce « ou » devant « מ, ב, פ »
ז זַיִן zayin « z »
ח חֵית heith « 'h » il doit être précédé d’une apostrophe
ט טֵית teith « t »
י יוּד youd « i » ou « y » i ou ye
כּ/כ כָּא/כָא kaf/khaf « k » ou « kh »
ל לָמֶד lamèd « l »
מ מֵםְ mèm « m »
נ נוּן noun « n »
ס סָמֶךְ samèkh « s » le « s » est doublé si besoin
ע עַיִן ayin « 'a », « 'é », « 'è », « 'ei », « 'i », « 'o », « 'ou » Il doit être précédé d’une apostrophe*
פּ/פ פֵּה/פֵה péh/féh « p » ou « f »
צ צָדֵי tsadei « ts » ou « tz » "tz" exclusivement en fin de mot
ק קוֹף qof « q »
ר רֵיש reish « r »
שׁ שִׁין shin « sh » ou « s » le « s » est doublé quand nécessaire
ת תָו tav « t »


Règles de transcription

Convention Lilmod Aleph Beth


Les 22 lettres hébraïques
  1. Le « א / alèph », qui sert essentiellement de voyelle, s’écrit tout simplement avec une voyelle « a » « é » « è » « i » « o » « ou ».
  2. Lorsqu’il débute une syllabe, il coupe le son entre les deux syllabes.
    Ex : « מְצִיאוּת / métsiout » On ne prononce pas « métsiyout », c’est-à-dire que le « i » ne se fond pas dans le « ou », les deux sons ne se mêlent pas.
    On doit donc couper les deux syllabes pour entendre les sons « i » et « ou » de façon distinctes : « métsi-out ».
    Notez que lorsqu’il n’est pas en début de syllabe en général, il ne se prononce pas.

  3. Le « בּ / beith » s’écrit « b », et le « ב / veith » s’écrit « v ».
  4. Le « ג / guimèl », étant donné que sa consonance est « gue », s’écrit « ga, gue, gui, go, gou ».
  5. Le « ד / dalèt » s’écrit « d ».
  6. Le « ה / » s’écrit « h ».
  7. Le « ו / vav » s’écrit « v » ou « o » ou bien « ou ». En fait, il se prononce « ou » devant les lettres « מ », « ב » et « פ ».
  8. Le « ז / zayin » s’écrit « z ».
  9. Le « ח / ‘heith » s’écrit « ‘h »
  10. Le « ט / teith » s’écrit « t »
  11. Le « י / youd » s’écrit « i » ou « y ».
  12. Le « כּ / kaf » s’écrit « k » , et le « כ / khaf » s’écrit « kh ».
  13. « ל / lamèd » s’écrit « l »
  14. « מ / mèm » s’écrit « m »
  15. « נ / noun » s’écrit « n »
  16. « ס / samèkh » s’écrit « s » et si besoin on doublera le « s » pour éviter de produire le son « ze » au lieu de « se ».
  17. « ע / ayin » est indiqué par une apostrophe. Historiquement, il se prononçait fortement mais en hébreu moderne, il se comporte beaucoup comme un « א / alèph », lorsqu’il est en début de syllabe, où il sert principalement de support à une voyelle, il coupe le son (il crée une coupure subtile entre les syllabes). Lorsqu’il n’a pas de voyelle, soit on ne le prononce pas, soit on insiste légèrement sur la voyelle précédente, ou encore, on coupe à peine le son entre les syllabes. Il est important de noter que lorsqu'il n'est pas en début de syllabe, il n'est généralement pas prononcé.
  18. Le « פּ / péh » s’écrit « p ». Et le « פ / féh » s’écrit « f ».
  19. Le « צ / tsadei » s’écrit « ts » et en fin de mot « tz » pour éviter qu’il ne soit confondu avec un pluriel.
  20. Le « ק / qof » s’écrit « q ».
  21. Le « ר / reish » s’écrit « r ».
  22. Le « שׁ / shin » s’écrit « sh », et le « שׂ / sin », sin s’écrit « s », et si besoin on doublera le « s » pour éviter de produire le son « ze » au lieu de « se ».
  23. Et enfin le « ת / tav » s’écrit « t ».


Revoyons plus en détail quelques notions

* Le « א / alèph »

Lorsque deux voyelles sont coupées du fait d’un « א / alèph et afin de le faire savoir, nous ajouterons un trait d’union.
Comme dans cet exemple : « aqra-i / אַקְרָאִי »
On peut voir un « ִ / i / 'hiriq » sous l' «alèph ». On doit donc bien séparer les sons « a » et « i ». On l’écrira donc « a-i » en version phonétique.

Ici, il s’agit des sons « a » et « i » mais il en ira de même entre toutes les voyelles lorsque la présence du Aleph l’imposera.

* Le « ע / ayin »

Lorsque le « ע / ayin » est silencieux, c’est-à-dire qu’il porte un shéva ou qu’il est sans voyelle, on écrit une apostrophe seule pour signaler sa présence.
Exemple avec « לְדַעְתִּי / léda’ti » ou avec « רֶגַע / réga’ ». On insiste légèrement sur la voyelle précédente et parfois on ne l’entend pas du tout.

Voyons cela :

- Lorsque le « ע / ayin » porte une voyelle : on coupe le son entre les deux voyelles, la voyelle précédente et celle du ayin
Exemple avec : « רָעָה / raah ».

- Lorsque le « ע / ayin » ne porte pas de voyelle, on rallonge la voyelle qui le précède pour faire la liaison avec la prochaine syllabe.
Exemple : « לְדַעְתִּי / lédati ».

Dans cet exemple, on entend un « a » vaguement redoublé, mais sans coupure.

- Ou encore, lorsque le « ע / ayin » ne porte pas de voyelle et qu’il se trouve en fin de mot.
Exemple : « רַע / ra »

On ne l’entend même pas.

Les sons « aille, ouille, eille, ille »

- Pour les sons « aille, ouille, eille, ille » on écrit « ay, ouy, eiy, éy, iy »
Voilà. Avec cette convention de phonétique vous pourriez, en général, deviner l’écriture hébraïque même sans la voir, de la phonétique à l’hébreu.

Les sons finissant par une consonne tels que « an, èn, in, on, oun »

Ces sons se prononcent comme en anglais
- « an » se prononce « ane »
- « èn » se prononce « ène »
- « in » se prononce « ine »
- « on » se prononce « one »
- « oun » se prononce « oune »

Idem avec les sons « at, èt, it, ot, out » ou tout autre son vocalique finisant par une consonne.