Comparaison des Alphabets hébreu et Français



Hébreu et Français

Vidéo 2 : Comparaison des Alphabets

Alphabet français sur l'Alphabet hébreu coloré

Comparaison des alphabets hébreu et français



Comparaison des Alphabets : Français et Hébreu

Clarification sur l'Alphabet Utilisé dans la Langue Française

Dans nos publications, nous faisons référence à « l'alphabet français » pour simplifier la compréhension des non-initiés. Toutefois, il est important de clarifier que la langue française utilise en réalité l'alphabet romain, aussi connu sous le nom d'alphabet latin.

L'alphabet romain est l'un des systèmes d'écriture les plus répandus dans le monde, utilisé par de nombreuses langues, y compris le français. Cet alphabet est composé de 26 lettres, allant de A à Z. Il est important de clarifier que l'alphabet romain n'est pas exclusif à la langue française, mais est partagé par de nombreuses autres langues, notamment les langues romanes telles que, l'espagnol, et l'italien, le portugais, ainsi que des langues non romanes comme l'anglais et l'allemand.

Cette précision vise à éviter toute confusion future et à fournir une information exacte et fiable à nos lecteurs.







Comparaison des lettres une à une

 


Le Alèph א et le a

Pour ce qui est du Alèph « א » et du « a » c'est sans conteste aucun que l'on peut associer les deux lettres. Le nom Alphabet prend ses racines dans les deux premières lettres, le « Aleph et le Beith », « l'Alpha et le Béta» chez les grecs qui eux même l'avait hérité des civilisations sémites du Moyen Orient. Cependant, si le Alèph s'associe plus particulièrement au « a », il peut parfois être porteur des autres voyelles, é, i, o, ou. Le mot avec nékoudot indiquera alors la voyelle à utiliser.

Le Alèph à la particularité d'être essentiellement porteur de voyelle car il n'a aucune consonnance et, s'il est considéré comme étant une consonne, ce n'est que par circonstance lié à l'histoire de l'alphabet hébreu connu pour ne pas avoir de voyelle. Mais outre la réputation de l'Alphabet, il faut bien admettre que le « א / alèph » ne peut pas être une consonne puisqu'il n'en n'a aucune qualité. Pour être consonne, il faut avoir une consonnance.

Le « א / alèph » a perdu sa consonance, il s'apparente donc plutôt à une voyelle aujourd'hui.

Le « א / alèph » est la première lettre de l'alphabet. Et justement, le nom « alphabet » est formé des deux lettres, le « א / alèph » et le « ב / beith », devenues en grec, « α / alpha » et « β / béta ».
On ne peut donc douter du fait qu'il s'apparente à la voyelle « a » : au regard de son nom « alèph », d'une part, et puisque les Grecs l'ont considéré comme tel, ainsi que les nombreux alphabets construits sur le même modèle aux quatre coins du monde, d'autre part. C'est donc qu'il s'y apparentait déjà en ces temps reculés.

On a pour coutume de dire que les 22 lettres de l'alphabet hébreu sont à l'origine toutes des consonnes. Il faut donc croire qu'en ces temps lointains, il avait une consonance, en plus de porter la voyelle « a ». Toutefois, aujourd'hui, il semble l'avoir perdue en chemin, car sa seule fonction en hébreu moderne désormais, est de couper le son entre deux syllabes (lorsque lui-même est placé en début de syllabe).

Notez qu'il ne porte pas uniquement la voyelle « a ». Il peut aussi porter les autres voyelles « é, i, o, ou ».
Il faut garder en mémoire que l'on ne peut que supposer les prononciations des temps passés, on arrive un peu à retracer leur histoire en étudiant les textes anciens, mais ces textes n'étaient pas accompagnés d'enregistrements audio pour témoigner de leur prononciation.



 


Le ב et les lettres b et v

Le Beith « בּ » correspond au « b » en effet, mais se transforme en « v » quand il devient Veith « ב »

 


Le Guimèl ג et les lettres c et g

Le Guimel correspond bien-sûr au « g ». Alors pourquoi est-il remplacé par un « c » dans les Alphabets Romains ?
Eh bien, il se trouve que la lettre Guimèl « ג » signifie ״Chameau״ en langue sémitique et que ֻ֣justement, "chameau", en langue romane, commence par un « c ». C’est le cas dans la plupart des langues, souvent même des langues africaines. Dans d' autres langues il peut aussi commencer par un « k » en devenant un dérivé de "Kamel".

Notez que le Guimèl « ג » eut, par le passé, une seconde consonnance et que c'est toujours le cas en langue arabe. Il est aussi bien Gue que Je. Un chameau se prononce alors Jamel et non Camel.

 


Le Dalèt ד et le d


Rien à dire pour le Dalèt « ד » qui est bien un « d », donc à la bonne position. Cependant, en langue sémite, il peut avoir une seconde prononciation. Avec la langue laissant passer un peu l’air au lieu de le bloquer pour prononcer le« d ». Nous n’avons pas d’équivalent en français pour cette autre prononciation mais les hébreux l’utilisaient et les arabes en ont toujours l’usage. D’ailleurs, ils distinguent le second « d » par la présence d’un point sur la lettre.

 


Le Hé ה et les lettres e et h


Le Hé « ה » est devenu un « e ». En effet, il se prononce « é » s’il on met de côté sa prononciation authentique qui induit un « h » aspiré. Mais nous verrons plus en détail, dans deux lettres de là, le pourquoi de ce choix. En attendant, le « é » correspond bien a une définition de la lettre qui, si l’on omet le « h » aspiré, s’apparente un peu au Alèph « א » qui a pour fonction essentielle de servir de voyelle, ou, porteur de voyelle.

A ce sujet, voir le page sur les voyelles.


 


Le Vav ו, la lettre F et les sons V , O et Ou

A la place du Vav « ו » nous avons un « f » en français,. Alors, pourquoi ce choix ? Certaines langues ont encore du mal à différencier le « v » et le « f ». Il existe même des exercices pour les petits pour les aider à les différencier. Si vous indiquez sur un moteur de recherche les deux lettres, vous trouverez différents outils pour aider à ne pas les confondre. A l’origine, c’était plutôt un « o » et un « ou », et en phénicien et en arabe, la lettre se nomme Wāw. En arabe, la lettre sert uniquement de « o » et de « ou », et même de « woua ». C'est à dire, qu'elle ne se transforme pas en « v » mais en « w ».

La lettre Vav « ו » a donc une double consonnance puisqu’elle est Consonne lorsqu’elle est « v » et Voyelle lorsqu’elle est « o » ou « ou ».

A ce sujet, voir le page sur les voyelles.

 


Le Zayin ז et les lettres g et z

A la place du Zayin, nous avons mis le « g ». Les consonnances, Ze « z » , et Ge « g », ne sont pas très éloignées. Est-ce là, la raison ? Pourtant l’alphabet grec a bien mis le « zêta » à cette position.

 


Le 'Heith ח et le h


A la place du 'Heith, nous avons mis le « h ». Et c’est ici que nous allons mieux cerner les raisons du « é » à la place du Hé « ה », deux positions plus haut. C’est que le 'Heith ח et le Hé « ה » se ressemblent fortement, d’un point de vu graphique et, pour des européens, d’un point de vue de la consonance, le Hé « ה » avec son h aspiré et le « 'heith » qui se prononce comme le Jota espagnol, dont les français n’ont pas usage. La question du Hé « ה » s’est donc posée. Alors pour semer un peu les pistes probablement, et pour occuper néanmoins chaque place, on a tranché entre les deux. , le moins fort en consonance, prend le son « é », donc le « e », et celui doté d’une plus forte consonnance, sera un « h ». Les grecs avaient déjà fait ce choix et les français en ont hérité.

 


Le Teith ט et les lettres i et t


Le Teith « ט », qui occupe la place de notre « i », a tout simplement disparu de notre alphabet car nous n’avions pas usage de deux « t ».

 


Le Youd י et les lettres i et j


Du coup, il y avait une place vacante. Le i, qui aurait dû être en 10ème position, a occupé la place du Teith « ט », permettant ainsi au « j » d’occuper la 10ème. Oui, là on peut dire qu’on s’est permis quelques entorses à la pure logique. Mais le« j » est parfois associé ou confondu avec le « i ». C’est le cas dans de nombreuses langues latines. Par exemple le "io" qui veut dire "je" et qui est fréquent dans les différents dialectes français. Ils utilisent un « i » là où nous utilisons un « j ». Et parfois inversement. Voyez plutôt cela :

Selon le Dictionnaire Encyclopédique Larousse, 1983

 


Le Kaf כ et le k


Le Kaf « כ », comme son nom l’indique, est le « k ». Cependant, vous vous rappelez, la lettre« c »qui remplace le Guimèl « ג » ? Nous avons vu que le mot Chameau ou Camel s’écrit avec un « c ». Il se trouve que dans d’autres langues, il commence par un « k », "Kamel". Eh bien, notez cette curiosité : le Kaf ressemble à un « c » à l’envers…

 


Le Lamed ל et le l


Le Lamèd ל est bien un « l ».


 


Le Mèm מ et le M

Le Mèm מ est le « m ».

 


Le Noun נ et le N

Le Noun נ est le « n »

 


Le Samèkh ס et les lettres o et s

Le Samèkh « ס » ressemble fort à un « O », ce qu’il est dans notre alphabet. Et là, c’est tout une histoire qu’il me faut vous conter…

A ce stade, il est nécessaire de comparer les Alphabets, Phénicien, Français et Hébreu.

Comparaison des Alphabets, Phénicien, Français et Hébreu

Le Samèkh « ס » était à l’origine représenté par une arrête de poisson. En effet, le mot signifie : poisson. En arabe, c’est encore le cas. La lettre qui s’apparentait à la lettre « o » en français était le Ayin, qui signifie Œil. On comprend donc facilement pourquoi, le mot Œil commence par un « o ». Le cercle représentait certainement un des deux luminaires. Cependant, pour des raisons obscures, l’hébreu a intervertit l’ordre des deux lettres. Il a attribué au Ayin, un graphe qui ressemble fort à notre « y », qui lui, notons-le, commence le mot : Yeux… Voilà donc un mystère à moitié élucidé. Reste à savoir pourquoi cette inversion… Mais, ça, c’est une autre question… Bon, du coup il faudra s’y faire, en hébreu, notre « o » est remplacé par une consonance « s ».

 


Le Ayin ע et les lettres o et y

Le Ayin « ע », nous venons de le voir devrait être notre « O ». Il a changé de place mais n'en reste pas moins Ayin dans sa prononciation. Cependant, l'hébreu moderne l'a fait évoluer. Autrefois guttural, l'usage moderne le simplifie, en se contentant de faire un arrêt, une coupe de son entre les deux voyelles, rappelant ainsi un léger souvenir du son qui devait venir de la gorge. Essentiellement porteur de voyelle, on notera sa ressemblance avec notre « Y » même s'il n'en a pas la consonnance.

 


Le Pé פ et les lettres Pet F

Le Pé « פ » correspond à notre « p », toutefois, il a la particularité de se transformer en « f »

 


Le Tsadei צ et le x

A quoi peut donc s’apparenter le Tsadei צ Peut-être à notre x

 


Le Kof ק et le q

Pour les dernières lettres, il n’y a rien à ajouter. Elles occupent la place qui leur est naturelle. Le qof « ק » est le « q »

 


Le Reish ר et le r

Le Reish « ר » est le « r »

 


Le Shin ש et la lettre s

Le Shin « ש » est le « s »

 


Le Tav ת et la lettre t

Et le Tav ת est le « t », il termine le bal et s’en va faire un tour. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes…



Comparaison des alphabets phénicien et hébreu

une à une

Comparaison des Alphabets, Phénicien et Hébreu



Comparaison des alphabets hébreu et français

Comparaison des Alphabets : Français et Hébreu





Comparaison des alphabets hébreu et français

Comparaison des Alphabets : Français et Hébreu





Comparaison des Alphabets

Arabe et Hébreu

Arabe et hébreu

 

Comparaison des Alphabets, Arabe et Hébreu



Comparaison des Alphabets

Français Grec Phénicien Hébreu Arabe

Français, Grec, Phénicien, Hébreu, Arabe

Comparaison des Alphabets, Arabe et Hébreu, grec, phénicien et français


Comparaison des Alphabets « abjad » et « abcd »

Phénicien Araméen Hébreu Arabe Grec Français

Alphabets abjad (en image)

Comparaison des Alphabets ABJAD


Alphabets abjad (en texte)

« Alphabets abjad »
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ʾālef
bēth
gīmel
dāleth

wāw
zayin
'hēth
tēth
yōdh
kaf
lāmedh
mēm
nun
sāmekh
ʿayin

sādē
qōp
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sin
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𐡐
𐡑
𐡒
𐡓
𐡔
𐡕
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alaph
beth
gamal
dalath

waw
zain
'heith
teth
youth
kaph
lamadh
mim
nun
semkath
é

sadhé
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tau
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aleph
beth
guimel
dalet

vav
zaïn
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teith
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mem
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ayin

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qof
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